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  Philosophie 

La défaite de la pensée

dimanche 20 novembre 2005, modifié le 22 novembre 2005, par Quentin Drouet

Alain Finkielkraut est un "mécontemporain", pour reprendre le qualificatif que Péguy s’attribuait à lui-même. Ce philosophe, pourtant médiatique, ne pense que contre l’air du temps.

L’époque tient pour suspecte toute conviction forte et tout jugement de valeur qui prétend se fonder sur des critères universels. Tintin vaudrait bien Balzac ; les tags autant que Picasso. Toute hiérarchie serait discutable. Valoriser une opinion plus qu’une autre serait lui manquer de respect.

Contre ce relativisme ambiant, qui détruit les fondements du débat démocratique, Finkielkraut rappelle, fidèle à l’héritage des Lumières, l’existence de valeurs universelles. C’est la reconnaissance de valeurs communes, valables quelles que soient les particularités de chacun, qui fonde l’appartenance à la nation française, en son principe universaliste. Les progrès du relativisme, faisant le lit de revendications particularistes, menacerait son unité.

La thèse est claire. Reste à savoir si elle est éclairée ou seulement alarmiste. —Paul Klein

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Alain Finkielkraut - La défaite de la pensée

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