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Moi ... Moi ... et re Moi
  Sociologie 

Sur la télévision

suivi de L’empire du journalisme

dimanche 20 novembre 2005, modifié le 22 novembre 2005, par Quentin Drouet

"La télévision fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature (...), un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie". Le ton est donné, celui d’un propos argumentatif, si l’on en croit Pierre Bourdieu, propos qu’il choisit de soutenir à la télévision tout en s’inscrivant en faux des règles classiques de mise en scène, pour lutter contre la manipulation, pour la liberté de pensée. Une liberté de pensée à laquelle les journalistes renoncent, ficelés qu’ils sont par une concurrence furieuse. Celle du marché d’abord : qui dit concurrence entre chaînes de télévision, dit audimat, recherche de scoop, fast thinking pour le journaliste pressé, fast food culturel pour le consommateur. La concurrence ne s’arrête pas là : il y a celle active au sein du champ journalistique : avoir son émission de télévision, c’est le minimum pour exister, dans la presse écrite comme ailleurs. Il est bien loin le spectre du quatrième pouvoir, l’heure est à l’organisation savante des plateaux, à l’emprise de quelques journalistes sur la presse...

On l’aura compris, le sociologue réagit vivement au monopole d’un média dans la fabrication et la diffusion de l’information, égratignant au passage quelques personnalités médiatiques. Nostalgie d’une télévision culturelle style TV Sorbonne ou plaidoyer convaincant pour une autre télévision ? À vous de juger : c’est court, c’est vif, assez pour aiguiser la plume de Daniel Schneidermann qui répond à Pierre Bourdieu dans "Du journalisme après Bourdieu". —Anne Barrat

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Pierre Bourdieu - Sur la télévision

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