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Moi ... Moi ... et re Moi
  Maitrise C.M.O.P.C (Mémoire) 

Conclusion

vendredi 2 décembre 2005, par Quentin Drouet

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Si l’on observe la situation créée par un certain nombre d’expositions ces dernières années, il semble que la notion d’oeuvre, telle que les époques précédentes nous l’ont transmise, soit en pleine « révolution » ou « évolution ». En effet, l’utilisation d’écrans vidéos, l’apparition d’événements sur le réseau Internet, la création d’oeuvres « in progress » permettent un déroulement, une transformation par phases successives grâce à l’interactivité que confère la pratique des nouvelles technologies, ce qui confirment pleinement cette idée. Elles prouvent que la création contemporaine numérique est une relation de « processus » et non plus de réalisation d’un produit « final réel » La critique constamment évoquée par les « meneurs » des groupes réfractaire est que l’infrastructure et la scénographie, montrer des oeuvres par l’intermédiare d’une webcam par exemple, prennent le pas sur l’oeuvre même. Mais cependant ne la constituent-il pas ? Ces deux notions n’en font-elles pas partie à part entière ? L’art d’aujourd’hui ne se baserait-il pas sur la créations d’environnement et non pas sur la production d’un simple objet. Les esprits critiques dénoncent ainsi la société « spectaculaire » dans laquelle nous nous trouvons, le besoin de montrer constamment de nouvelles approches jamais jusqu’alors réalisées, ce qui d’après eux, trouble énormément le spectateur qui ne se retrouve pas dans une situatrion de « compréhension ».

Cependant le rôle de l’Art n’est il pas de pousser à la réflexion l’auditoire ? L’Art n’est il pas une manière de représenter le monde, qui évolue continuellement, et par conséquent ne doit on pas inventer chaque jour de nouvelles perspectives ?

L’Art Numérique ne doit pas être considéré comme une forme artistique totalement différentes des autres. L’apport des technologies ne sont qu’un moyen d’apporter à l’art en général, les capacités alors irréalisables qu’ont toujours souhaité les artistes plus anciens. L’interactivité est dorénavant réalisable simplement par l’utilisation des diverses interfaces, l’utilisation de nombreuses formes hybridant l’art en lui permettant d’incorporer plusieurs facettes. L’Art Numérique existe-il alors en tant que forme esthétitique unique ?

Les artistes pratiquant ces éléments techniques se définissent pourtant toujours de la même manière que leurs prédécesseurs : plasticien, écrivains, musiciens, sculpteurs, metteurs en scènes, cinéastes, photographes.... Pourquoi se borner à les mettre de côté ?

Ainsi, de nombreux théoriciens se penchent, à l’heure actuelle, sur des réflexions au sujet des rapports qu’entretiennent les nouvelles technologies et par conséquent les sciences en collaboration avec la dimension artistique. Comme dans tout sujet, ces mouvements de réflexion sont divisés dans les deux catégories élémentaires que sont le « pour » et le « contre ». Ce travail de recherche ne prétend nullement apporter une réflexion « essentielle » dans ce domaine mais plutôt expliquer ce que, après la lecture de plusieurs ouvrages et la fréquentation de diverses structures culturelles s’y intéressant, j’ai assimilé comme étant la notion d’ « Art Numérique / Multimédia ».

Enfin, si Léonard de Vinci, ou d’autres artistes de sa trempe, avait trente ans aujourd’hui il serait vraisemblablement poète, cosmonaute et metteur en scène à la fois. Cet homme savait déjà tout faire : il a exploré tous les univers techniques et esthétiques de son époque, de l’art de la guerre à la médecine, de la peinture à l’architecture, de la rationalité au chamanisme, ouvrant la voie de la modernité qui ne fait que commencer à se déployer sous nos yeux aujourd’hui.

Documents joints

  • Quentin Drouet - Mémoire (PDF – 1.4 Mo)

    Arts Multimédias / Numériques : Leurre ou réelle mutation des arts préexistants ?

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