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Moi ... Moi ... et re Moi

Philosophie


Oeuvres

Tome I

Walter Benjamin (1892-1940), l’un des rares penseurs contemporains qui comptent dans le monde international de la pensée, échappe aux querelles d’écoles, survit aux modes, passe pour une référence obligée. Cette résistance au temps tient à la fois aux qualités littéraires de ses écrits, à sa biographie exceptionnelle - tragiquement représentative du destin de l’intelligentsia judéo-allemande au XXe siècle - et à un sens aigu des enjeux théoriques de l’époque.

Ces trois volumes d’Œuvres, soit devenues inaccessibles au public français depuis presque vingt ans, soit, pour un tiers d’entre elles, tout à fait inédites, ont pour ambition de débarrasser Benjamin des mythes qui l’entourent, de le donner à lire, de le faire entendre.

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Règles pour le parc humain

Une lettre en réponse à la Lettre sur l’humanisme de Heidegger

Conférence ayant eu lieu en juillet 1999 et ayant déclenché une virulente polémique dans les journaux en Allemagne, en ce qui a trait à la décadence de la nature humaine dans le monde contemporain. L’auteur effectue un parallèle entre les bourgeois et les simples citoyens de l’Antiquité et d’aujourd’hui : ainsi l’élite, toujours représentée par ce qu’il appelle "l’humanisme littéraire" n’arrive pas à contrôler la "bestialité", qui se traduit de nos jours par l’abrutissement des masses vis-à-vis la radio, la télé, le multimedia, la biotechnologie. Cette non-participation de l’élite à la culture de masse l’éloigne de la réalité et elle n’est plus en mesure de dicter les conduites et imposer sa morale. D’où l’abondance des écrits face à cette impuissance et la thèse scandaleuse de la domestication de l’être humain : ##Le meilleur des mondes## d’Aldous Huxley est-il à nos portes ? (...)



L’Art d’avoir toujours raison

La dialectique éristique

Simple technique de controverse ou méthode rigoureuse de recherche de la vérité ? Au moment où Hegel achève de construire l’un des plus beaux systèmes philosophiques, tout entier dédié à l’étude de la dialectique en tant que structure de la pensée et de la réalité, Schopenhauer, dans ses cours (non publiés) de l’université de Berlin, ramène cette dernière à peu de choses : trente-huit stratagèmes pour terrasser tout contradicteur, que l’on ait raison ou tort. Pure "escrime intellectuelle", "organe" de la perversité naturelle de l’homme, outil de la déloyauté dans la dispute… On a pu reprocher à Schopenhauer ses lectures par trop réductrices d’Aristote, ou de Kant. Le très intelligent essai de Franco Volpi, qui suit le texte du philosophe allemand (pour ne pas lui donner tort ?), nous décrit avec une efficacité rare les raisons de ces reproches. Mais par-delà le débat philosophique sur le statut de la logique dans la recherche de la vérité, par-delà les querelles des différentes écoles (Aristote/Platon, (...)



La défaite de la pensée

Alain Finkielkraut est un "mécontemporain", pour reprendre le qualificatif que Péguy s’attribuait à lui-même. Ce philosophe, pourtant médiatique, ne pense que contre l’air du temps.

L’époque tient pour suspecte toute conviction forte et tout jugement de valeur qui prétend se fonder sur des critères universels. Tintin vaudrait bien Balzac ; les tags autant que Picasso. Toute hiérarchie serait discutable. Valoriser une opinion plus qu’une autre serait lui manquer de respect.

Contre ce relativisme ambiant, qui détruit les fondements du débat démocratique, Finkielkraut rappelle, fidèle à l’héritage des Lumières, l’existence de valeurs universelles. C’est la reconnaissance de valeurs communes, valables quelles que soient les particularités de chacun, qui fonde l’appartenance à la nation française, en son principe universaliste. Les progrès du relativisme, faisant le lit de revendications particularistes, menacerait son unité.

La thèse est claire. Reste à savoir si elle est éclairée ou seulement alarmiste. (...)



Des nombres et des lettres

Paradoxalement c’est peut-être à la réflexion de Khlebnikov sur les nombres et les lettres qu’il faut donner la première place dans son oeuvre ; non parce qu’elle représente une part appréciable de sa production, mais parce que sans elle bien des passages de ses textes poétiques ne peuvent complêtement se comprendre et que de toute façon démarche théorique et démarche poétique sont chez lui consubstancielles l’une à l’autre. Carcette réflexion théorique n’est telle que parce que Khlebnikov a une conception dela poésie très particulière et tout à fait neuve en ce début du XXème siècle. Avec d’autres poètes et avec les peintres de la jeune peinture russe, dont Malévitch, il refuse de continuer à faire de l’oeuvre d’art une reproduction du réel et la veut coupée de tout référent. Alliée à l’exigence de rationalité très spécifique du lieu et du moment, cette coneption de l’art impose de faire de l’oeuvre une combinatoire réglée de ses éléments. D’où la fameuse "inintelligibilité" des poèmes de Khlebnikov qui assemble les (...)



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