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Moi ... Moi ... et re Moi

Sociologie


Mythologies

L’Antiquité avait son Oedipe, le Grand Siècle son roi Soleil, et voilà que Barthes donne à la France de l’après-guerre ses nouveaux emblèmes : la DS Citroën, le Tour de France, le steak frites... Tous objets d’un culte bourgeois, ils deviennent de véritables mythes pour une société qui finit par se penser à travers eux. Mais si Barthes se penche avec la rigueur de l’ethnologue sur ces nouveaux mythes, c’est pour mieux en dénoncer les mécanismes : l’idéologie dominante ne s’inventerait ainsi des valeurs que pour légitimer des "normes bourgeoises" qui en manquent singulièrement...

Écrites quotidiennement de 1954 à 1956, ces mythologies déploient une écriture fine, cultivée et juste, à lire comme autant de petites chroniques savoureuses. Toutefois, on les retiendra avant tout pour l’actualité de leurs propos : sur le même modèle, on trouverait sans peine de nouvelles mythologies, qui ne seraient sans doute pas très éloignées de celles que Barthes, en son temps, mettait en évidence. —Karla Manuele (...)



Anthropologie structurale deux

avec 13 shémas dans le texte

Les textes ont été choisis et distribués afin qu’un lecteur peu familier avec les problèmes de l’ethnologie contemporaine puisse comprendre la façon dont l’anthropologie structurale les aborde et croit pouvoir les résoudre. Qu’il s’agisse de l’histoire de la discipline ou de son champ d’application, des difficultés théoriques qu’elle rencontre ou plus concrètement des mythologies et des rituels, "Anthropologie structurale deux" est un ouvrage indispensable pour comprendre la pensée de Claude Lévi-Strauss et les enjeux de l’anthropologie contemporaine. Un livre de fonds.

Alapage.com



Race et histoire

suivi de L’oeuvre de Lévi-Strauss par Jean Pouillon

Dans ce petit opuscule, rédigé en 1952, Claude Lévi-Strauss, qui n’est pas encore un anthropologue renommé, nous livre sa conception du fait culturel. Sans polémiquer, le texte renverse bon nombre d’idées reçues : l’illusion ethnocentrique selon laquelle l’humanité s’arrête aux portes de sa propre culture est partagée par tous les peuples ; l’idée de sociétés primitives suppose la croyance naïve en un progrès général de l’humanité au nom duquel certaines civilisations sont jugées en avance sur d’autres. Quant à la notion de race, contestée par la biologie génétique, elle n’a pas davantage de pertinence pour l’anthropologue qui raisonne sur des cultures qui ne sont jamais homogènes du point de vue ethnique.

Ce que l’auteur met finalement en question, à travers ces quelques pages, c’est le discours humaniste de l’essence humaine. Pour l’anthropologue, il n’y a pas une humanité mais des peuples, qui n’existent que par les diversités qui les distinguent. Une belle leçon de relativisme culturel. —Émilio Balturi (...)



Sur la télévision

suivi de L’empire du journalisme

"La télévision fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature (...), un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie". Le ton est donné, celui d’un propos argumentatif, si l’on en croit Pierre Bourdieu, propos qu’il choisit de soutenir à la télévision tout en s’inscrivant en faux des règles classiques de mise en scène, pour lutter contre la manipulation, pour la liberté de pensée. Une liberté de pensée à laquelle les journalistes renoncent, ficelés qu’ils sont par une concurrence furieuse. Celle du marché d’abord : qui dit concurrence entre chaînes de télévision, dit audimat, recherche de scoop, fast thinking pour le journaliste pressé, fast food culturel pour le consommateur. La concurrence ne s’arrête pas là : il y a celle active au sein du champ journalistique : avoir son émission de télévision, c’est le minimum pour exister, dans la presse écrite comme ailleurs. Il est bien loin le spectre du quatrième pouvoir, l’heure est à l’organisation (...)



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